Le mariage chrétien

Le mariage chrétien

« Je promets de te rester fidèle dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie ; pour t’aimer tous les jours de ma vie ». 

Se marier à l’église n’est pas un acte anodin. C’est choisir délibérément de placer le Seigneur au centre du couple, de s’unir à Dieu à travers sa femme ou son mari. Cela n’a rien d’une simple promesse légère que l’on peut briser. C’est l’un des septs sacrements, un véritable engagement, une réponse à l’appel de Dieu à la vie maritale. Par ailleurs, le mot sacrement vient du latin sacramentum qui signifie serment ou bien signe sacré. 

Le mariage chrétien repose sur quatre piliers fondamentaux : l’indissolubilité, la fidélité, la fécondité et la liberté. Ces principes reflètent l’amour inconditionnel du Seigneur pour nous et la profondeur de l’engagement pris. 

  • La liberté : aussi appelée “liberté de consentement”. Cela signifie que les époux s’engagent dans le mariage de façon libre, en pleine conscience et sans contrainte ni peur. Chacun a pris un temps suffisant pour discerner son choix afin de poser un acte éclairé.
  • L’indissolubilité : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Matthieu 19, 6 ; Marc 10, 9). Le mariage est un sacrement qui ne peut être rompu. Les époux s’engagent donc à rester mariés, sous le regard de Dieu, toute leur vie, quoi qu’il puisse se passer. (Bien entendu, en cas de situation grave, ou de manquement à l’un des piliers, l’Église peut autoriser une annulation du mariage. Ce qui est différent d’un divorce laïc que l’Église n’envisage pas). 
  • La fidélité : malgré les aléas de la vie, les époux s’engagent à rester fidèle à l’autre aussi bien physiquement que mentalement. En effet, la fidélité ne se résume pas au fait de ne pas commettre l’adultère. La fidélité dans le mariage chrétien signifie également rester fidèle à ses valeurs, à ses projets, à qui l’on est au moment du mariage et à la personne que l’on épouse. La fidélité signifie faire passer son couple et sa famille, sous le regard de Dieu, avant toute autre chose. 
  • La fécondité ou ouverture à la vie : en se mariant religieusement, les époux s’engagent à accueillir tous les enfants que le Seigneur placera sur leur route, tout en sachant discerner ce qu’il attend réellement de nous. Chaque couple ne peut pas financièrement, matériellement ou même médicalement accueillir plus de 2 enfants par exemple. Respecter ces difficultés afin d’assurer une bonne éducation à ses enfants est donc respecter ce que Dieu veut pour nous, car il nous aime infiniment et ne veut en aucun cas que nous nous retrouvions en difficulté.
    Il arrive également que des couples subissent la douloureuse épreuve de l’infertilité. Cela ne signifie, évidemment pas pour autant que l’Église considère qu’ils ne respectent pas leur engagement chrétien. Bien sûr que non. La fécondité prend alors une autre forme, d’ouverture aux autres, une forme de charité et de don de soi. 

Exemple de prière quotidienne pour des époux

« Seigneur, Père Saint, Dieu tout-puissant et éternel, nous rendons grâce et nous bénissons ton saint nom ; tu as créé l’homme et la femme et as béni leur union pour qu’ ‘ils soient l’un pour l’autre une aide et un soutien. Souviens-toi de nous aujourd’hui. Protège-nous et fais que notre amour, à l’image de celui du Christ et de l’Église, soit un don et un dévouement. Accorde-nous de vivre longtemps ensemble, dans la joie et la paix, afin que nos cœurs fassent sans cesse monter vers toi, par ton Fils dans l’Esprit-Saint, louange et action de grâces. Par le Christ, notre Seigneur. Amen. »

Léa Pavlovitch
Association Hozana

 

 

 

Fin des Temps

Dans l’Évangile de ce dimanche, face aux disciples qui admirent le temple, œuvre des hommes, Jésus prononce des paroles apocalyptiques.

Il annonce que ce magnifique temple sera détruit.

Et quand les disciples lui demandent quand, Jésus ne répond pas à leur question. Car il juge beaucoup plus important de les préparer, ainsi que tous les chrétiens, à vivre cette période dont nous ne connaissons pas la durée et qui s’étend entre son Ascension et son retour à la fin des temps.

Il répond aux disciples par une prédication, et annonce des guerres, des catastrophes, des signes effrayants.

En fait, il nous annonce que notre chemin de chrétiens sera semé d’embûches, et que nous devrons nous battre pour continuer à vivre notre foi, et persévérer malgré l’hostilité de ceux qui ne veulent pas entendre parler de Jésus, et qui ne supportent pas que nous croyions en lui.

Il nous fait comprendre que nous ne devons pas nous laisser décourager, que nous ne devons pas cacher notre foi, mais au contraire la clamer, pour que l’Évangile porte du fruit.

En effet, l’Évangile se réalise si nous sommes fidèles à la Parole du Christ, si nous ne laissons pas l’indifférence ambiante devenir plus forte que notre foi.

Mais Jésus dit aussi que nous ne devons pas être effrayés, et que même si certains de nous souffrent ou meurent à cause de son Nom, cela ne nous portera pas préjudice, car «pas un cheveu de votre tête ne sera perdu».

Il nous annonce ainsi une nouvelle naissance dans son Royaume.

Jésus nous exhorte donc à persévérer dans notre foi.

Pour cela, nous devons lui faire confiance, même dans les pires moments, car c’est lui qui nous donne la force et la sagesse dont nous avons besoin.

 

La persévérance est impossible sans cette confiance en lui, en son amour incommensurable, et sans cette espérance du ciel.

 

«Cette espérance continue à indiquer comme véritable horizon de la vie les « cieux nouveaux » et la « terre nouvelle » (2 P 3, 13), où l’existence de toutes les créatures trouvera son sens authentique, car notre véritable patrie est dans les cieux (cf. Ph 3, 20).» Message du Saint-Père pour la 9ème Journée Mondiale des Pauvres.

 

Anne-Marie Berthomieu

Membre du CPP de Bonne Nouvelle

Les funérailles et la question du salut

Les funérailles et la question du salut, du purgatoire et de l’enfer

Aujourd’hui, en France, de plus en plus de fidèles laïcs célèbrent des funérailles. Ils sont parfois appelés conducteurs de funérailles. Leur rôle est notamment de rencontrer la famille défunte, préparer la célébration, et célébrer les funérailles à l’église.

 

La célébration des funérailles à l’église est notamment encadrée par une liturgie de la Parole de Dieu, suivi d’un commentaire. Après le commentaire, s’en suit généralement, la prière universelle, la prière d’action de grâce, la prière du Notre Père, l’invitatoire pour le dernier adieu, le mot d’adieu, l’encensement, le rite de l’eau, l’oraison du dernier adieu.

 

Au cours de cette liturgie, est-ce qu’un conducteur de funérailles peut affirmer que le défunt est au Ciel ? Voyons ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique à ce sujet : « Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (CEC, n° 1022).
Citons également trois autres paragraphes du Catéchisme de l’Église catholique sur le purgatoire, le ciel et l’enfer :

  • A propos du purgatoire : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. » (CEC, n° 1030).
  • A propos du Ciel (du paradis) : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient «tel qu’il est », face à face » (CEC, n° 1023).
  • A propos de l’enfer : « Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, « le feu éternel ». » (CEC, n° 1035).

Les funérailles à l’église ne sont certainement pas un lieu pour parler du purgatoire ou de l’enfer, ni le lieu pour affirmer avec certitude que le défunt va directement au ciel. Cependant, il est primordial de rappeler la foi chrétienne en la vie éternelle et l’espérance chrétienne, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. De même, il est important que les prières pour le défunt soient ajustées. Nous pouvons prier le Seigneur pour le défunt en demandant à la fois de lui faire miséricorde et de l’accueillir.
Voici par exemple une prière pour un défunt :

« Seigneur, Dieu des vivants,

Toi qui appelles à la vie les corps soumis à la mort,

accueille aujourd’hui l’âme de (ton serviteur/ta servante) N.

Pardonne-lui, dans ta miséricorde,

ce qu’il/elle a pu faire de mal ici-bas :

qu’il/elle connaisse près de toi la joie véritable

et ressuscite pour la vie éternelle,

quand le Christ Jésus viendra juger le monde » (oraison d’ouverture, DEC 189).

 

Il est également important de prier pour tous les vivants que le défunt laisse derrière lui. Enfin, rappelons également l’importance de prier pour les âmes du purgatoire et/ou de célébrer une messe pour un défunt.

 

L’équipe de rédaction du site hozana.org.

L’humilité, une révolution silencieuse

L’humilité, une révolution silencieuse

Dans un monde qui célèbre la performance, l’image et la réussite, les paroles de Jésus résonnent comme une douce provocation : « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. » À contre-courant des logiques dominantes, l’Évangile nous propose une autre voie — celle de l’humilité, du service, et du don gratuit.

L’illusion des premières places… Nous vivons dans une société où l’on apprend très tôt à se battre pour les premières places : à l’école, au travail, dans les cercles sociaux. Être vu, reconnu, valorisé semble être une nécessité vitale. Pourtant, cette course effrénée nous éloigne souvent de nous-mêmes, et des autres. Jésus, lors d’un repas chez un notable, observe ce besoin de briller. Et il le déconstruit avec une simplicité désarmante.

S’abaisser, ce n’est pas disparaître… L’humilité n’est pas une posture de faiblesse. Elle est une force tranquille, une manière de se tenir dans le monde sans chercher à dominer. S’abaisser, c’est faire de la place à l’autre. C’est reconnaître que notre valeur ne dépend pas de notre rang, mais de notre capacité à aimer, à écouter, à servir.

Dans le regard de Dieu, les grandeurs humaines s’effacent. Ce qui compte, c’est la vérité du cœur. Et c’est là que l’humilité devient une révolution : elle renverse les hiérarchies, elle libère des masques, elle ouvre à une joie profonde.

L’amour sans retour… Jésus va plus loin : il nous invite à inviter ceux qui ne peuvent rien nous rendre. Les pauvres, les estropiés, les oubliés. Il nous appelle à une charité sans calcul, à une générosité qui ne cherche pas de retour. C’est dans ce don gratuit que se révèle la grandeur véritable.

À l’heure où tant cherchent à s’élever… peut-être est-il temps de redécouvrir la beauté de l’abaissement. Non pas pour s’effacer, mais pour laisser Dieu nous élever à sa manière — dans la discrétion, dans la fidélité, dans l’amour.

L’humilité n’est pas une stratégie. C’est une lumière. Et elle éclaire ceux qui marchent sans bruit, mais avec foi.

TOUT N’EST PAS VALABLE

TOUT N’EST PAS VALABLE

 

Jésus est en route vers Jérusalem. Sa marche n’est pas celle d’un pèlerin qui monte au temple pour y accomplir ses devoirs religieux. D’après Luc, Jésus parcourt villes et hameaux «en enseignant». Il a besoin de communiquer quelque chose à ces gens-là: Dieu est un Père bon qui offre à tous son salut. Tous sont invités à accueillir son pardon.
Son message surprend tout le monde. Les pécheurs sont remplis de joie en l’entendant parler de la bonté insondable de Dieu: eux aussi peuvent espérer le salut. Dans les cercles pharisiens, par contre, on critique son message ainsi que l’accueil qu’il réserve aux collecteurs d’impôts, aux prostituées et aux pécheurs: Jésus, n’est-il pas en train d’ouvrir le chemin vers un relâchement moral et religieux inacceptable?
D’après Luc, un inconnu interrompt sa marche et lui pose la question de savoir le nombre de ceux qui seront sauvés: seront-ils peu, beaucoup? seront-ils tous sauvés? ou seulement les justes? Jésus ne répond pas directement à sa question. Ce n’est pas le fait de savoir le nombre de ceux qui seront sauvés qui est important. Ce qui est décisif, c’est de vivre dans une attitude lucide et responsable afin d’accueillir le salut offert par ce Dieu Bon. Jésus le rappelle à tous: «Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite».
C’est ainsi qu’il coupe court à la réaction de ceux qui comprennent son message comme une invitation au laxisme. Ce serait se moquer du Père. Le salut n’est pas quelque chose que l’on reçoit de façon irresponsable d’un Dieu permissif. Ce n’est pas non plus le privilège de quelques élus. Il ne suffit pas d’être des fils d’Abraham ou d’avoir connu le Messie.
Pour accueillir le salut de Dieu il faut faire des efforts, lutter, imiter le Père et croire à son pardon. Jésus ne rabaisse pas ses exigences: «Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux». «Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés»; «Pardonnez jusqu’à soixante-dix-sept fois sept fois»comme votre Père; «Cherchez le royaume de Dieu et sa justice».
Pour comprendre correctement l’invitation à «entrer par la porte étroite», nous devons rappeler les paroles de Jésus que nous pouvons lire dans l’évangile de Jean: «Je suis la porte: si quelqu’un entre par moi il sera sauvé» (Jean 10,9). Entrer par la porte étroite c’est «suivre Jésus»; apprendre à vivre comme lui; prendre sa croix et faire confiance au Père qui l’a ressuscité.
Dans cette suite de Jesus, tout n’est pas valable ou indifférent: il nous faut répondre à l’amour du Père avec fidélité. Ce que Jésus demande n’est pas un rigorisme légaliste mais un amour radical envers Dieu et envers son frère. C’est pourquoi, son appel est source d’exigence et non d’angoisse. Jésus Christ est une porte toujours ouverte. Personne ne peut la fermer, sauf nous seuls si nous nous fermons à son pardon.

José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

Pèlerinage de L’AGENOUILLADE

Cher amis pèlerins,

Alors qu’a débutée la période estivale, il est temps pour nous de vous donner quelques nouvelles de votre association préférée.

Nous sommes heureux de vous annoncer l’élection de Guilhem GOUSSEAU en tant que nouveau président de l’association.

Nous profitons de ce mail pour remercier Cécile CAIZERGUES pour son travail et son engagement pendant toutes ces années afin que nous puissions tous marcher et prier sur les chemins du Midi.

 Nous allons maintenant vous donner l’information la plus importante :

La date de la VIIème édition de notre pèlerinage est fixée au

Samedi 8 novembre 2025

 

Pour cet été, nous vous proposons quelques devoirs de vacances :

1/ A NOTER :

La date du pèlerinage dans vos agendas : le samedi 8 novembre 2025

2/ EN PARLER AUTOUR DE VOUS :

Vous êtes les premiers ambassadeurs de cette journée. Il est donc essentiel que dans les moments conviviaux que vous passerez cet été, le sujet du pèlerinage de Notre Dame de l’Agenouillade soit abordé au moins une fois par barbecue.

Plus nous serons nombreux à marcher et prier pour la conversion des âmes, plus notre monde s’éclairera.

3/ AIDEZ-NOUS par un don :

Le pèlerinage vit entièrement grâce au bénévolat, aux dons et au mécénat. Chaque aide est essentielle. 

 

Dans la joie de vous retrouver très prochainement,

Unis dans la prière et l’action,

L’équipe de l’Association Notre-Dame de l’Agenouillade.

“ S’ils se convertissent les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé “

Si vous ne souhaitez plus recevoir de mail de l’association, vous pouvez envoyer le mot STOP à l’adresse suivante : pelerinagedelagenouillade@gmail.com
 

NE PAS VIVRE ENDORMIS

NE PAS VIVRE ENDORMIS

L’un des risques qui nous menacent aujourd’hui est de tomber dans une vie superficielle, mécanique, routinière, massifiée…
Il n’est pas facile d’y échapper. Au fil des années, les projets, les objectifs et les idéaux de nombreuses personnes finissent par s’estomper.
Nombreux sont ceux qui finissent par se lever chaque jour rien que pour «vivoter».
Où trouver un principe humanisant, un principe qui puisse nous libérer de la superficialité, de l’encombrement, de la routine ou du vide intérieur?
L’insistance avec laquelle Jésus parle de vigilance est surprenante. On peut dire qu’il comprend la foi comme une attitude vigilante qui nous libère de ce non-sens qui domine beaucoup d’hommes et de femmes, qui marchent dans la vie sans but ni objectif.
Habitués à vivre la foi comme une tradition familiale, un héritage ou une coutume de plus, nous ne sommes pas capables de découvrir tout le pouvoir qu’elle contient pour nous humaniser et donner un nouveau sens à notre vie.
C’est pourquoi il est triste d’observer combien d’hommes et de femmes abandonnent une foi vécue de manière inconsciente et irresponsable pour adopter une attitude de non-croyance aussi inconsciente et irresponsable que leur position précédente.
L’appel de Jésus à la vigilance nous invite à nous réveiller de l’indifférence, de la passivité ou de l’insouciance avec lesquelles nous vivons souvent notre foi. Pour la vivre lucidement, nous avons be-soin de la connaître plus profondément, de la confronter à d’autres attitudes possibles face à la vie, d’en être reconnaissants et d’essayer de la vivre avec toutes ses conséquences.
La foi est alors la lumière qui inspire nos critères d’action, la force qui anime notre engagement pour construire une société plus humaine, une espérance qui anime toute notre vie quotidienne.

José Antonio Pagola
Traductor: Carlos Orduña